Autrefois la télévision n'existait pas. Pour les longues soirées d'hiver, il y avait peu de distractions. Alors les gens se réunissaient tantôt chez les uns, tantôt chez les autres.
C'était ce qu'on appelait la veillée.C'était des lieux de rencontre et d'échange. Les réunions avaient lieu au coin de la cheminée car c'était le seul endroit de la maison chauffé. Les anciens avaient les meilleurs places (près du feu).
   Les histoires et légendes se transmettaient de génération en génération par voie orale.( beaucoup de gens ne savaient pas lire )

   L’occitan
Beaucoup de Creusois parlent une langue qu’ils nomment souvent « patois ». Il ne s’agit pourtant pas d’un patois, c’est à dire d’un parler que se partage une population très réduite (quelques villages) et dont l’utilisation se résume au milieu rural et agricole… il ne s’agit pas non plus d’une espèce de « mauvais français ». La langue historique de la Creuse s’appelle en réalité « occitan » et il s’agit bien d’une langue latine comme le français, l’italien ou encore l’espagnol, qui a évolué parallèlement à ces dernières depuis le milieu du Moyen-Age.
L’occitan est parlé dans un grand tiers sud de la France auquel le Limousin appartient.
L’occitan fut la langue des troubadours, ces poètes qui révolutionnèrent la vie culturelle européenne au Moyen-Age, puis de biens d’autres écrivains à travers les siècles, mais elle fut surtout la langue de générations et de générations de Creusois depuis cette époque et c’est encore aujourd’hui la langue de communication quotidienne pour beaucoup d’entre eux.
En Creuse l’on parle trois variétés d’occitan : le dialecte limousin (sur la grande majorité du département), le dialecte auvergnat (au sud-est du département) et le dialecte marchois (dans un petit tiers nord du département). En tendant un peu l’oreille tout le monde se comprend très bien…
S’agissant de la langue historique de la Creuse, tout le patrimoine oral du pays creusois s’est bâti en occitan : les contes ou histoires (les « gnorles ») que l’on aimait, avant l’arrivée de la télévision, à se raconter le soir au coin du feu (dans le « cantou »), ainsi que les nombreuses chansons qui animaient les fêtes et les repas.
Comme beaucoup de langues régionales (dites « minoritaires » ou « minorisées »), l’occitan a malheureusement beaucoup décliné depuis une cinquantaine d’années. Cependant de nombreux artistes, auteurs, associations et jeunes gens attachés à ce patrimoine culturel très important militent pour sa sauvegarde, pour que cette belle langue occitane ne meure pas.
La langue occitane a été dotée pendant la première moitié du 20ème siècle d’une graphie unitaire dite « classique » ou « normalisée » qui permet à tous les Occitans (de Bordeaux à Nice et de Limoges à Carcassonne) d’écrire les mots de la même façon tout en les prononçant chacun à sa manière.

Retrouvez aujourd'hui quelques histoires qui vous permettront de vous replonger dans l'ambiance de l'époque.

LA TAUPE DE JARNAGES(occitan / français) EXPRESSIONS(occitan / français)


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